Visite de travail de Paul Hibon

La situation de l’emploi au Congo,  est caractérisée par : (1) un fort taux de chômage de jeunes, environ 40%, (alors que le taux de chômage général est de l’ordre de 19,4% ; (ii) une forte inadéquation entre l’offre et la demande de travail. Les emplois offerts par l’appareil productif ne sont pas totalement pourvus, compte tenu du faible niveau de qualification des demandeurs d’emplois et de l’inadéquation entre la formation. Le Gouvernement Congolais a élaboré depuis 2010 une Politique nationale de l’emploi (PNE), laquelle a été validée  lors d’un atelier organisé en 2012.La Politique nationale de l’emploi se fixe les objectifs stratégiques suivants : Réduire la pression du chômage en milieu urbain par la redynamisation des activités, la préservation des emplois existants et la modernisation du secteur informel pour le rendre plus productif ;  Développer l’emploi local et réduire l’inadéquation formation /emploi par la valorisation des formations à vocation professionnelle et la formation qualifiante des  métiers porteurs et/ou d’avenir ;  Améliorer l’employabilité d’une main-d’œuvre en constante augmentation et la qualité de l’emploi, en vue de contribuer à l’élévation de la productivité globale de la nation ;  Développer les ressources humaines pour répondre aux besoins de l’économie ou du marché de l’emploi. Ceci en parfaite cohérence avec le DOSTRAPOGE, document qui développe la stratégie de politique générale du ministère de l’enseignement technique, professionnel, de la formation qualifiante et de l’emploi, et pose les bases de sa refondation sectorielle et institutionnelle. Etant donné que les activités informelles occupent largement l’économie urbaine, tandis que le dynamisme des activités structurées, de type moderne, se révèle insuffisant.

Le niveau de chômage demeure élevé au Congo notamment pour les jeunes qui représentent une part importante de la population (45% ont moins de 15 ans). D’après le PNUD, le taux de chômage des jeunes serait de 42,2% et traduit assez bien le déséquilibre entre l’offre et la demande. En effet, la demande d’emploi est largement supérieure à l’offre au Congo. C’est ainsi que les revenus demeurent faibles et le pays connaît un phénomène de pauvreté qui devient un défi à résorber Le droit à l’emploi des jeunes constitue l’un des problèmes les plus cruciaux  auxquels notre pays est confronté. L’on sait que l’emploi est un pan fondamental de la lutte contre la pauvreté, mais aussi l’accès à une source de revenus surs est gangrené par la corruption.

Car le niveau de chômage demeure élevé au Congo notamment pour les jeunes qui représentent une part importante de la population (45% ont moins de 15 ans). D’après le PNUD, le taux de chômage des jeunes serait de 42,2% et traduit assez bien le déséquilibre entre l’offre et la demande. En effet, la demande d’emploi est largement supérieure à l’offre au Congo.

L’enquête 1,2, 3, phase 1 au Congo sur l’emploi et le secteur informel réalisée en novembre 2010, par le centre National de la statistique et des études économiques (CNSEE), révèle que l’ensemble du milieu urbain comprend 693 148 emplois dont 662 502 du secteur non agricole soit 95,6% et 30 646 du secteur agricole soit (4,4%°).

Les emplois informels (97,3%)  priment sur les emplois formels (2,7%) dans l’activité principale ou secondaire, tandis que le dynamisme des activités structurées, de type moderne, se révèle insuffisant.

Dans ce contexte, l’impératif auquel doit répondre l’économie nationale est indubitablement celui de relever le défi de créer des emplois décents et durables pour le grand nombre de jeunes femmes et jeunes hommes qui arrivent sur le marché du travail. A condition qu’il soit  une véritable volonté politique qui s’appuie sur un diagnostic clair de la situation, une vision et une stratégie concertée et partagée par tous les acteurs en matière d’emploi et de formation.

Examiner les facettes de la situation de l’emploi et de la formation professionnelle des jeunes dans notre pays, croiser et confronter les regards et les expériences, parvenir à dégager des orientations et des stratégies pour la mise en œuvre d’actions concrètes à la mesure des défis à relever, constituent des actions prioritaires.

La situation est caractérisée par :

Quel que soit le secteur d’activité déclaré par les entreprises, il apparait que le manque de compétences des candidats est la raison principale aux difficultés de recrutement, en particulier pour les entreprises exerçant les activités dans les mines extractives ,de la construction des bâtiments, de l’hôtellerie-restauration et des activités à caractère collectif ou personnel.

L'inadaptation des compétences des jeunes et notamment la déconnexion entre le monde de la formation et le monde du travail est l’une des principales causes des difficultés que rencontrent les jeunes en quête d’emploi. 

 Le constat est plus patent au niveau de l’enseignement supérieur où beaucoup de jeunes  inscrits dans les Universités publiques, privées  et dans les instituts  offrent des compétences très peu recherchées. 

Selon le constat fait par le MICAB et l’étude menée par la plate-forme EFI « Harmonisation des méthodes d’intervention des dispositifs de formation et d’insertion des jeunes en situation difficile » mettent en exergue que  Les formations données tant  dans l’enseignement supérieur, dans les instituts techniques et autres  sont celles qui ont été mises en place depuis des décennies sans qu’aucune modification. Faisant fi de nouvelles spécialités en lien avec les besoins de l’économie.

La méconnaissance du marché de l’emploi est bien réelle et freine beaucoup l’accès au marché du travail. Il est même à l’origine de l’accroissement du chômage

Cette contrainte au marché de l’emploi, couplé à la croissance démographique importante (la population du Congo devrait doubler dans les 40 prochaines années), justifie la nécessité d’offrir des alternatives aux jeunes notamment à travers l’adéquation formation/emploi.

 Aussi l’étude effectuée par Paul Hibon est d’une importance capitale pour une cartographie des bassins d’emploi à Brazzaville et un diagnostic participatif pour les métiers porteurs à Brazzaville