Insertion sociale : Mérols Diabankana Diabs veut capitaliser son expérience acquise en France

Le délégué général du Club Jeunesse, infrastructures et développement (CJID) a séjourné récemment en France, sur invitation de l’ONG de solidarité internationale Essor. Il entend mettre à profit les acquis de cette mission en matière de formation et d’insertion professionnelle.

Mérols Diabankana Diabs dit avoir beaucoup appris de ses partenaires, au sortir de la mission qu'il a éffectuée dans le cadre des activités que le CJID mène au Congo. C’est ainsi qu’il s’est engagé à intérioriser la formalisation d’un dispositif d’insertion en lien avec la réalité locale. « Nous allons lancer incessamment la formation insertion-professionnelle sur la base d’un diagnostic fait par un consultant français que nous avons fait venir au Congo. Ce sera un début de solution à l’emploi à l’échelle locale. Cela veut dire que nous sommes en train de mettre en place un bureau d’insertion ainsi que d’orientation morale et professionnelle », a annoncé le délégué général du CJID.

Lors de son séjour, Mérols Diabankana Diabs a été aussi intéressé par une action dénommée Parcours-citoyens. Il s’agit, a-t-il expliqué, d’un outil de conscientisation, de sensibilisation et de lutte contre les antivaleurs. Il s’est également dit épaté par l’éducation humaine, un véritable levier éducatif permettant d’éviter le danger du milieu sociétal. « Evidemment, d’aucuns diront que cet outil existe au Congo : l’encadrement socioéducatif. C’est vrai que les encadreurs de jeunesse apprennent cet outil à l’école mais la différence se situe au niveau de l’éducation humaine où nous voyons tous les points. On sensibilise la personne à la vie sociétale », a-t-il commenté.

Jouer sa partition dans le PND

Le délégué général du CJID espère, par ailleurs, que ce voyage d’échange d’expériences et transfert de compétences contribuera à la montée en puissance de sa structure afin qu’elle puisse mieux participer au Plan national de développement (PND) 2018-2022. Saluant le travail abattu par le gouvernement qui  a élaboré ce nouveau document, il a rappelé aux pouvoirs publics la nécessité d’impliquer la société civile afin d’en garantir la réussite. « Sa réussite dépendra de la collaboration entre les pouvoirs publics et la société civile qui dispose de véritables structures opérationnelles et de proximité. Pour que le PND ne puisse pas balbutier comme le Document de stratégie de réduction de la pauvreté nouvelle génération, un partenariat sincère et crédible allant crescendo jusqu’à la formalisation des cadres de concertation s’impose », a rappelé Mérols Diabankana.

Créé en 2003, le CJID est une ONG actrice d’une économie sociale et solidaire au profit de la jeunesse, du genre et de la promotion de la santé. Elle a aussi pour mission  l’éducation humaine pour stimuler des comportements responsables en valorisant les actions que posent les individus en faveur de l’environnement. Son siège est situé dans l’enceinte de l’ex-usine de Kinsoundi, dans le premier arrondissement de Brazzaville, Makélékélé.

Parfait Wilfried Douniama